Perdre son compagnon à quatre pattes, c’est un moment difficile. A la tristesse s’ajoute un certain embarras quant aux démarches à accomplir. Le point sur les différentes alternatives.
Population. Il y aurait environ 9 millions de chiens et 10 millions de chats dans les foyers français. Espérance de vie. Elle est de 10 à 17 ans pour un chien, et de 14 à 18 ans pour un chat.
Lorsque son chat ou son chien décède, une question – à laquelle on ne s’est pas forcément préparé – s’impose : que faire de son cadavre ? L’enterrer dans son jardin, le faire incinérer… ou même « empailler » ?
« La première possibilité, quand on perd son animal, c’est l’incinération », entame Nicole Bacqué, présidente de la SPA des Cailloux, à Dijon. « Ce sont les vétérinaires qui se chargent des démarches. Si l’animal est euthanasié, ils le proposent de manière systématique. » Il existe deux types d’incinération : collective (c’est moins cher, tous les corps des animaux morts ces jours-là sont brûlés ensemble) ou individuelle (à choisir si l’on souhaite conserver les cendres dans une urne ou les répandre).
De 30 à 135 euros pour une incinération
Dans le premier cas, il faut compter entre 30 et 50 euros pour un chat, autour de 50 euros pour un chien. « Pour une incinération individuelle, les gens sont convoqués et peuvent y assister et récupérer les cendres », poursuit Nicole Bacqué. Là, le tarif est plus élevé : 105 à 135 euros environ pour un chat, 120 à 135 euros pour un chien. Une urne standard est incluse dans le prix, mais il est également possible, pour un coût plus élevé, de choisir un modèle décoratif.
« Les gens ont aussi la possibilité d’enterrer leur animal dans leur jardin », continue Nicole Bacqué. A condition toutefois de disposer d’un grand terrain et d’en être propriétaire. « L’animal doit peser moins de 40 kg et doit être enterré à au moins 1,20 mètre de profondeur et 35 mètres de toute habitation et point d’eau », précise un vétérinaire côte-d’orien. Le corps doit par ailleurs être recouvert de chaux vive avant de remettre la terre dessus.
Troisième possibilité : l’équarrissage. Un camion vient ramasser le cadavre. « C’est un peu impressionnant », confie la présidente de la SPA. « Quand les gens nous appellent, nous déclenchons un ramassage sous 48 heures maximum », explique-t-on à Saria Industries Sud Est, une entreprise basée à Curgy, en Saône-et-Loire, et seule habilitée à intervenir en Côte-d’Or. « Les corps sont transférés à Autun puis emmenés à Bayet, dans l’Allier, où ils sont incinérés. » Compter 65 euros pour un chat ou un chien.
De 300 à 1 500 euros pour le naturaliser
Enfin, pour ceux qui le souhaitent, il est possible de naturaliser son animal. « De nos jours, on n’utilise plus de paille mais des matériaux plus modernes, comme des résines », explique Alain Barbarin, taxidermiste à Messigny-les-Ventoux. « Actuellement, je travaille sur trois chiens, du caniche au berger allemand. Les propriétaires peuvent garder leur compagnon comme ça encore plus longtemps qu’ils ne l’ont eu vivant. » Pour ce travail sur mesure, le tarif est fixé au cas par cas. Selon les professionnels, les prix peuvent varier de 300 à 600 euros pour un chat, et entre 600 et 1 500 euros pour un chien.
Enfin, comme il n’existe pas de cimetière animalier en Côte-d’Or, les internautes peuvent toujours se tourner vers les cimetières virtuels. Il en existe de nombreux sur la Toile.
lebienpublic.fr
Dan
