Publié dans la voix du nord
mardi 19.01.2010, 05:05
Marie-Pierre Lalue et son chien Dunlop qui pose ses crottes là où sa maîtresse lui dit de faire. Marie-Pierre Lalue et son chien Dunlop qui pose ses crottes là où sa maîtresse lui dit de faire.
| BERCK-SUR-MER |
Concernant le problème des crottes de chien, l'éducation des maîtres passe peut-être par les enfants.
Vendredi après-midi, Marie-Pierre Lalue, l'une des responsables du centre social Maison claire, est venue présenter un projet un peu particulier au comité des sages (notre édition de lundi).
Soucieux de la propreté de la ville, ce comité, présidé par Louis Defief, s'est posé la question de savoir comment résorber les déjections canines sur les trottoirs de la ville. Un début de solution a été apporté par Marie-Pierre Lalue qui est connue à Berck comme étant famille d'accueil de chiens pour handicapés.
Rencontres et sensibilisation
Depuis l'été dernier Marie-Pierre Lalue va à la rencontre des enfants des centres de loisirs et discute avec des familles dans les quartiers avec son chien Dunlop, âgé de 16 mois. Elle pourrait intervenir aussi dans les écoles de Berck dans le cadre de l'éducation civique.
Outre les démonstrations toujours spectaculaires de son chien en apprentissage, Marie-Pierre Lalue aborde vite le problème lié aux déjections canines avec son public, allant jusqu'à effectuer un ramassage de crottes fictives avec un sachet en plastique.
« J'habitue mon chien, dès son plus jeune âge, à faire ses besoins sur commande, dans un endroit précis, avant de partir en promenade. J'ai toujours dans ma poche plusieurs sachets "Toutounet". Il m'arrive même d'en donner aux autres maîtres qui ont oublié les leurs. » Marie-Pierre Lalue n'aime pas trop les fameuses « canisettes », sortes de toilettes publiques pour chien. « Elles sont Inutiles !
affirme Marie Pierre. Les chiens n'aiment pas y aller car il y a trop d'odeurs mélangées ! Ils ne reconnaissent plus rien !
» Selon elle il faudrait plus de distributeurs de sachets « Toutounet » en plastique et non en métal qui s'oxydent avec l'air marin. Un réapprovisionnement plus régulier de ces sachets de couleurs, rouge de préférence pour éviter que les promeneurs les prennent pour ranger leur casse-croûte !
Marie-Claude Fournier, conseillère municipale, va d'ailleurs proposer la pose de ces distributeurs à l'entrée des résidences pour personnes âgées de façon à ce qu'elles puissent circuler sur des trottoirs bien propres.
Préventionou répression ?
Si en Angleterre, on encourt un procès verbal assez conséquent, en France, on privilégie la prévention, sauf dans certaines villes comme Paris.
C'est une réglementation qui n'est cependant pas facile à appliquer. Plus près de nous, Fruges a abandonné son arrêté, inapplicable puisqu'il faut prendre le maître et le chien sur le fait. Et cela serait une surcharge de travail pour les deux agents de sécurité sur voie publique (ASVP), recrutées l'été dernier.
Quoi qu'il en soit, Louis Defief a noté « une évolution positive du geste de ramasser les crottes de chien. » Mais c'est encore insuffisant, comme peut le constater tout piéton se promenant sur les trottoirs de Berck-plage, d'ailleurs appelés « crottoirs » par certains.
Pour les Rencontre Internationales de Cerfs-volants, il sera proposé aux organisateurs d'installer une cabine de plage dédiée à ce problème avec informations et distribution de sachets rouges. Une initiative qui rejoint ainsi les thèmes de ces 24e Rencontres : la protection de la planète et le développement durable. •
Ben dit donc pas drole les crottes par chez vous.
Dan
